les crises -foi- dogme
Le Monde est aussi fait de civilisations humaines qui se sont construites sur des croyances jamais liées au hasard, mythes, mythologies, dieux et déesses, animaux sacrés, savoirs et études telluriques-astronomie- avec des représentions graphiques, architecturales, et traditions orales. La recherche de "sens" pour l'humanité a été immédiate, son rapport à la vie et à la mort la plaçant dans les rituels. Le lien est le soin et la médecine très tôt autant que l'imagerie donnée à la vie qui pour l'humain est une soumission aux règles naturelles, aux forces de son environnement, et l'apparition de la conscience d'être soumis à un au-delà de soi-même. Le rapport à la non immortalité, à l'évanescence de la vie, va avec des constructions spirituelles, des pratiques définies, et ceci en fonction de la chronologie des sociétés, de la prégnance d'influences et de savoirs, et les migrations.
Les sciences ont rassemblé sous différentes disciplines l'Histoire de l'Humanité avec beaucoup de questions en suspens, d'interrogations sur certaines civilisations qui vont avec la connaissance des changements planétaires climatiques, des changements des terres (séparation des continents, engloutissement de terres), des disparitions de sociétés évoluées.
Nous savons que les peuples partout dans le Monde ont crée des systèmes de croyances très codifiés, sacralisés et ritualisés à côté d'une vie organisationnelle terrestre qui font penser que l'être humain est l'animal sur Terre qui cherche des réponses à sa propre vie et à sa valeur dans l'espace des terres et des cieux, et qui déjà très loin dans le Temps Ancien regarde les étoiles. Puis en délimite l'horizon, les étoiles, les axes des étoiles, les planètes et va les retranscrire sur des pierres, dans des champs, sur des cartes, dans des sites d' astronomie.
Les civilisations récentes humaines créent des sanctuaires liés à la vie et à la mort mais complètement reliés à la vie immortelle, à la question du dieu personnifié comme à la croyance animiste, traduisant des préoccupations au-delà de l'aspect terrestre (corps-mental) parlant de "l'âme". Des anciennes civilisations tout en pratiquant les rituels liés aux croyances sont très pragmatiques, rationnelles, les Sciences font la balance avec-dans la recherche de "sens" de l'au-delà de soi, l'au-delà de l'humain terrestre.
La philosophie sera un des vecteurs de cette quête car chez l'être humain, la seule espèce animale à être questionnée-parfois tourmentée, il est question de comprendre, de mettre en ordre et en mots, de faire acte de représentations dans le réel.
Les sociétés se sont construites sur plusieurs niveaux d'évolution qui cheminent de concert. Des règles orales et/ou écrites, des transcriptions de l'oral, des essais de "borner" la vie humaine par des codes et des lois, des essais sociétaux d'organisation, apparaissent très rapidement ; des sociétés anciennes créent des systèmes pyramidaux politiques. Mais d'autres ajustent des systèmes communautaires de vie avec une répartition horizontale de la vie politique et sociale.
Des crises ont eu lieu autant sur des possessions de terres, des migrations que des envahissements du territoire d'un pays ou continent. Les systèmes de croyances divergent dans le choix des représentations mais globalement le Monde avance avec l'humanité dans une évolution constante. C'est bien au Proche-Orient où se sont cotoyées de grandes civilisations qu'apparaît des textes mêlant les souvenirs et l'oral, les mythes anciens et les rituels du présent, mais également dans d'autres parties du Monde.
Il y a avait des prémices d'une crise identitaire spirituelle qui s'exprime de façon "solaire" avec Jésus dit le prophète qui n'établit pas de lois écrites mais qui re transcrit de façon orale, collective, une nouvelle règle de vie spirituelle qui a ses conséquences dans le monde terrestre. Le soin à l'humain va aussi avec le soin de "l'âme", Jésus le mettant en exergue mais comme l'ont fait nombre de civilisations anciennes dont les druides-chamans, dont des prêtres-sorciers, partout dans le Monde. Jésus ouvre "un espace" nouveau, libre et certainement révolutionnaire.
Les compagnons de Jésus écrivent chacun son histoire avec leurs souvenirs, leur propre sentiment et leur appréciation de l'enseignement de cet homme qui a guidé, un temps, ses semblables. Ce sont les Textes sur lesquels s'appuie la naissance du "monde chrétien" et qui ouvre l' ère des religions monothéistes mondiales. Les systèmes religieux deviennent et suivant l'espace politique des cités et pays "un ordre religieux unifié" faisant table rase des disparités spirituelles anciennes, englobant et récupérant les anciennes croyances, détrônant les pensées laïques ou dites païennes, et tuant au nom de la nouvelle religion parfois.
La chronologie est actée pour l'Humanité sur la date de la vie et de la mort de Jésus et l'ère de cet espace spirituel. D'autres religions monothéistes sont apparues, islam, bouddhisme, et toutes les tendances et courants issus des grandes religions. Jésus est un homme d'une volonté spirituelle comme Bouddha, les religions qui "sortent" de leur passage sur Terre n'étant pas de leur fait mais bien de la nécessité pour des peuples de se rassembler au niveau d'une cohérence et d'une pensée nouvelle. Mahomet arabe met en place après l'hébreu Jésus un enseignement différent qui prône en terres arabes une harmonisation religieuse tout autant que politique, l'islam est né.
Se côtoient donc dans cette partie du Monde les religions et toutes les dissidences possibles dans le Monde dues à la mixité et mélange des cultures traditionnelles européennes ou d'autres continents avec l' ère ouverte au monothéisme. Les migrations, les rencontres, les envahissements de territoires par conquêtes créent la dispersion des religions monothéistes partout sur Terre.
Que dire de cette ère qui balaie les anciens temps et leurs croyances pour établir comme unique vérité la religion monothéiste ?.
La juxtaposition du pouvoir politique et du pouvoir religieux débute à la date de la mort de Jésus mais précédemment, partout dans le Monde, l'autorité du "chef" quelque soit la civilisation va avec l'autorité d'un "prêtre", d'un "chaman", d'un "guide spirituel". Les religions monothéistes renforcent leur pouvoir et s'alignent sur les pouvoirs politiques, s'enrichissent, se liguent, créent leurs églises, temples, mosquées, synagogues.
La Grèce en Europe a une place de choix dans l'Histoire, fondée sur d'anciens dieux et déesses, sur des mythologies, récupérant l'alphabet et les sciences arabes ; la Pensée philosophique, politique, scientifique, laïque, éclot.
Le temps des Croisades, époque médiévale, est le temps de la quête mais aussi la conquête de territoires tout comme de richesses, un moment de l'Histoire où se jouent "le corps à corps" comme "le religieux à religieux" dans une dimension spirituelle. C'est une crise catholique occidentale, une crise de la chrétienneté orthodoxe, une crise hébraïque et une crise islamique où sur le "terrain de Jésus, son pays" se joue les confrontations. Les pouvoirs politiques sont présents comme le pouvoir de ce qui a été crée, issu des 1ers chrétiens au Proche Orient, l'église catholique et son représentant le Pape. La quête est celle pour des Croisés "du Graal".
Les pouvoirs de cette ère allient et cela sur-par-dans les peuples, un pacte entre le pouvoir politique et le pouvoir religieux qui pendant longtemps fait de l'autorité du "chef", du "roi", du "seigneur", du "cheik", le représentant de la religion sur Terre. Il faudra attendre quelques siècles pour que le pouvoir "divin" ne soit plus reconnu dans le pouvoir politique et que la vie d'un pays ne soit pas tenu par le pouvoir religieux. Une grande majorité de populations dans le Monde, non religieuse dans sa pratique et dans l'acceptation de la religion, subit l'influence de l'ère des religions monothéistes ce qui conditionne des codes sociaux-familiaux-sociétaux.
Les anciennes traditions avant le monothéisme perdurent et se manifestent, rappelant certaines connaissances d'un temps lointain.
La crise identitaire des religions monothéistes ne s'exprime par que par l'islam mais touche chaque courant monothéiste dont hébraïque mis à mal au 20ème siècle. Les conflits entre communautés religieuses éclosent depuis quelques décennies liés à des aspects politiques et stratégiques mais sont bien clairement identifiés comme "une intolérance à l'autre religion et son espace" tout autant qu'à "une crise individuelle du groupe religieux". Les remises en question des religions monothéistes vont avec le changement des sociétés, de leurs moeurs, de leurs fonctionnements et de la question posée de leurs places dans le Monde.
Les migrations sont l'apport aussi de cette dimension religieuse sur un territoire nouveau qui a une identité différente, qui peut concilier avec l'arrivée d'une dimension religieuse différente ou pas. Est-il possible que les religions monothéistes se côtoient dans un espace géographique commun dans la Paix ?. et que leurs populations croyantes respectent ce côtoiement ?.
La Population mondiale agnostique ou athée ou laïque ou sous des traditions spirituelles autres, et des représentants politiques ou gouvernementaux laïcs doivent régler "le problème religieux" et "le problème de la religion monothéiste" !. C'est une impasse depuis quelques décennies que de vouloir s'immiscer et réglementer et légiférer sur "l'espace religieux" qui de plus vit une crise mondiale.
Le fait même de "s'occuper" du religieux, des religions monothéistes en crise, "d'intervenir" en tant que nation sur un "espace politique ou territoire religieux" (hébraïque, islamiste, chrétien) par des Etats nés sous République, sous Démocratie, et non attachés à la religion, est déjà crée en soi le(s) conflit(s) dont dans la population non croyante comme celle religieuse. Une incompréhension de plus et un méli-mélo "d'espaces" qui s'inter pénètrent constamment.
°° aspects sociologiques des sociétés contemporaines
Beaucoup d'observateurs ont des "lectures" du conflit des religions monothéistes, l'Occident chrétien, comme non croyant (l'influence politique sur sa population laïque), se sentant visé et réciproquement par l'islam. Le temps des croisades a ré apparu il y a peu en Europe et en France et les conflits sous jacents sont de même nature soit "des enjeux" de force, de puissance, de territoires, de pactes, autour de la quête renouvelée "du modèle religieux". Les temps ont changé dans le sens où l'islam vit en Europe, et la chrétienneté vit au Proche Orient et Moyen Orient. Il en est de même pour la religion juive. Tout fonctionne autour de ces grandes religions monothéistes et d'un pouvoir politique qui se commet "dans le religieux" que ce soit en Occident ou en terres arabes et hébraïque.
La "frontière" entre le pouvoir politique contemporain et le pouvoir religieux a cédé avec l'émergence d'une volonté de régler des problèmes religieux ce qui est une erreur stratégique, philosophique immense qui a des répercussions néfastes sinon négatives au niveau des peuples. La politisation "du religieux" est un non sens.
Changement
La crise des religions monothéistes est certaine et devrait concourir à l'émergence d'une harmonisation spirituelle au-delà des codes religieux stricts actuels ce que la Population Mondiale hors système religieux a bien compris.
Que dire de cet état de stress, de rejet d'une minorité de français sur le sujet de l'islam en France ?. L'islam est une religion monothéiste et n'a pas de pouvoir politique mais gangrène des individus dans le système étatique laïque. Le politique sur le pouvoir religieux a donné de l'importance à des religions monothéistes et à des populations minoritaires. La France a ses mosquées comme ses cathédrales, certes ; comme ses temples protestants, comme ses synagogues. De là à dire que la France est devenue ou deviendra islamique, cela est un fantasme névrosé. (Keira Chaouch du groupe SOS qui recrute effectivement des islamistes radicaux me dit "vous verrez, bientôt la France sera à nous" tout en affichant dans un Foyer public ASE les marques représentatives de sa religion). Il y a effectivement du fanatisme à l'intérieur des religions monothéistes et cela de tous temps, récurrent et posant le problème de "la gestion" de ce radicalisme idéologique ; nous ne sommes plus dans une évocation religieuse choisie mais dans une appropriation de "l'espace"°° ce qui s'appelle : une intrusion - une prise de pouvoir - une guerre - et un cheminement vers la violence.
Le dérapage du religieux depuis quelques décennies est de s'approprier un espace °° qui n'est pas le sien, soit l'espace public comme l'espace privé, d'attenter aux libertés individuelles. Le sujet de l'islam est surtout le sujet de musulman(e)s qui revendiquent à travers leur religion "une prise de pouvoir" dans la Société occidentale ou pas (un pseudo humoriste arabe qui profite de son lien avec le pouvoir politique pour faire passer des messages dangereux et connotés). C'est bien ce méli-mélo "d'espaces" qui crée cela (relire sociologies des sociétés). La "carapace" crée par tout système religieux comme par toute personne religieuse est de jouer et rejouer la victimisation donnant une impossibilité de dialogues constructifs (catholique, protestant, musulman, juif). Et sous couvert de cette mise en scène de la victimisation, cela permet toutes les dérives dont nationalistes (Iran comme Israël).
Je ne pense pas qu'une Keira Chaouch soit un danger potentiel pour la France mais un danger pour ses enfants français, oui ; nés en France, ayant une carte d'identité française. L'intégration dans un pays n'est pas seulement une affaire de "sol" mais bien une implication dans une Nation qui reçoit, héberge, consent à accepter une migration. Le recours au système religieux pour accréditer ses erreurs, ses mensonges, sa non intégration, sinon poser des propos ou des actes belliqueux, n'est pas recevable.
Je pense que la France n'est pas en danger parce que sa Population française et issue de migrations lointaines et présentes est aussi laïque, athée, agnostique et philosophique comme scientifique. Les religions monothéistes dont l'islam sont en crise mais les Etats doivent se garder de gérer à leur place leur crise identitaire. Le temps des croisades n'existe pas actuellement et la Paix concerne les représentants humains des religions monothéistes ; ce sont eux les responsables si la spiritualité ne transcende pas le religieux et si le changement ne s'opère pas.
La France dont à l'école, et la France européenne, accueillant des migrants, résistante à des "Keira Chaouch" fanatisé(e)s par leur propre personne, a toujours : - Clovis et la Gaulle / Henri IV / Napoléon Ier / Danton / De Gaulle / Voltaire et Marie Curie / une culture immense comme des arts impressionnants / une architecture splendide et Le Louvre / Bref la France ne doit pas être zénophobe car il n'y a pas de menaces. Seulement une "période" où les religions monothéistes et les personnes pratiquantes doivent gérer "leur crise identitaire" et pas "sur le dos" des autres. Et veiller à ce que des politiques "ne vendent pas" la France à des relations arabes incorrectes. Dans le groupe SOS il semble comme dans d'autres grandes entreprises qu'il n'existe pas une Charte édictant les principes de non discriminations et de non étalage de sa religion ce qui peut provoquer comme dans le cadre du Foyer ASE d'Orléans des injonctions religieuses islamistes sur des enfants français ou d'origine maghrébine.
Les grandes peurs ont toujours existé. Il est bon de rappeler que les dangers existent mais pas de les entretenir. Le conflit est latent. Qui ne veut pas le régler consent. Mais je pense que ce sont les pouvoirs religieux qui doivent se remettre en cause et évoluer car ils entraînent les violences en leur sein ; et cela, ce n'est pas une nouveauté.
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